Nos tutelles

CNRS

Rechercher




Accueil > Ouverture de la bibliothèque de 10h à 16h

Programme de recherche SAMSON Sciences, Arts, Médecine et Normes sociétales Eur’ORBEM - Sorbonne Université, CNRS

par Astrid Mazabraud - publié le , mis à jour le

Programme de recherche SAMSON Sciences, Arts, Médecine et Normes sociétales Eur'ORBEM - Sorbonne Université, CNRS

- Séance du vendredi 29 janvier | 16h-18h

La séance du séminaire aura lieu via zoom

Thème de la séance  : Corps de l’extrême : littérature et performance
Intervenantes :

  • Luba JURGENSON (Sorbonne Université, Eur’ORBEM)
    « Le corps de l’homme nouveau et son ombre : entre norme sociale et canon artistique  »

Résumé : Une nouvelle esthétique du corps émerge dans l’art et la littérature soviétiques, pour devenir une image canonique en même temps que sont établies des normes sportives minimales que chaque citoyen doit remplir. Ce corps vigoureux, musculeux et potentiellement héroïque peut être comparé à l’ensemble du corps social tel qu’il est vu à travers l’imaginaire politique promu par le régime.
À côté de ce corps glorieux, il y a le corps de l’ombre, celui précisément qui est retranché de la société parce que défectueux, pathologique, anormal. L’élagage des branches pourries véhicule la fiction d’un corps sain restauré dans son homogénéité – une homogénéité sans cesse remise en question et qui ne peut être maintenue que par de nouveaux élagages.
Pour ces corps retranchés de l’espace visible – punis par la relégation, la détention ou la famine – il existe également des normes qui définissent le travail qu’ils doivent fournir et la quantité de nourriture reçue en échange. Ces corps littéralement façonnés par la norme et le plan – mots-clés du régime – font à leur tour l’objet de représentations littéraires et artistiques qui circulent en samizdat/tamizdat ou sont montrées dans des espaces privés.
_ La question du corps engage plus globalement celle de l’humain (et, partant, celle de la déshumanisation). Je me baserai sur quelques œuvres des années vingt (les « factographes » du Front gauche de l’art ou les images de Deïneka) et des années trente, puis sur les témoignages de Julius Margolin, Varlam Chalamov et Evguenia Guinzbourg.

  • Markéta THEINHARDT (Sorbonne Université, Eur’ORBEM)
    « Body – action - performances tchèques, l’histoire et la post-histoire »

Résumé : Markéta Theinhardt, historienne de l’art, est spécialiste de l’art du XIXe siècle des avant-gardes classiques (en ce qui concerne le corps humain, voir par exemple : Mezi Ideálem a Nahou pravdou. K proměnám pojetí aktu v malířství 19. století [Entre l’Idéal et la Vérité nue. Transformations de la conception du Nu dans la peinture du XIXe siècle], in Tatána Petrasová, Markéta Theinhardt (eds.), Tělo a tělesnost v českém výtvarném umění19. století, Západočeska galerie v Pzni, Plzeň, 2009). La présente communication se base sur la connaissance personnelle de certains performeurs et actionnistes tchèques et sur la bibliographie relativement riche sur le thème donné.

- Modération/discussion : Xavier Galmiche et Mateusz Chmurski.

Voir en ligne : Programme de recherche SAMSON