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L’expérience de l’angoisse dans les symbolismes européens
Paris, 4, 5 et 6 juin 2015

par Clotilde , Nicolas Porta - publié le , mis à jour le

Colloque international

Jeudi 4 juin : Maison de la recherche salle D035 (RdC) - 28, rue Serpente, 75006 Paris
Vendredi 5 juin : Sorbonne, salle des Actes - 17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris
Samedi 6 juin : Maison de la recherche salle D035 - 28, rue Serpente, 75006 Paris

Horaires : 9h-18h


L’angoisse peut être définie comme une peur indéterminée liée à l’être en tant que tel. Sören Kierkegaard, dans Le concept de l’angoisse, la décrit comme d’un côté la peur de l’existence, de l’autre « le vertige de la liberté ». Ainsi, un homme se trouvant au sommet d’un rocher, éprouve la crainte de tomber en même temps que le désir de sauter dans l’abîme : disposition contradictoire où s’originent, tout à la fois, le repli sur soi et la volonté d’agir.

Si la conscience angoissée a déjà sa place dans le romantisme – évoquée par exemple au travers de représentations de la folie et de la cruauté chez Goya et Füssli – elle trouvera à s’exprimer pleinement dans les expressionnismes et l’existentialisme, dans la littérature de l’absurde, dans la philosophie de Heidegger et les différentes facettes de sa postérité (dont Blanchot). Entre ces deux pôles, l’art, la littérature et la musique fin-de-siècle procèdent à la réinvention des motifs romantiques de la négativité, à la redistribution des zones d’ombre et de lumière. L’angoisse symboliste, qui n’a pas encore fait l’objet d’une étude spécifique, est à même de susciter une réflexion sur l’héritage romantique au tournant d’une modernité amenée à composer avec des carences d’être.

On trouve des représentations de l’angoisse existentielle sous des formes très variées dans les œuvres d’Odilon Redon, les dessins de Bourdelle, les peintures de Gustave Moreau, Mikhaïl Vroubel, Dante Gabriel Rossetti et d’autres. En littérature, chez Stéphane Mallarmé, J K Huysmans, Fiodor Sologoub, Oscar Wilde, Alexandre Blok, Andreï Biély. En philosophie, Léon Chestov explore la question du déracinement.
Le but de ce colloque est de saisir la dimension créatrice du mal-être existentiel, lieu d’émergence de langages nouveaux, dans les symbolismes comme dans les processus artistiques et littéraires en amont et en aval de ce mouvement (deuxième moitié du XIXe – début XXe).

- Affiche du colloque

- Programme