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Axe 4 - Langues et cultures populaires et savantes

par Astrid Mazabraud - publié le , mis à jour le


Cet axe consacré aux langues et cultures populaires et savantes inclut deux programmes de recherche en cours et peut accueillir des propositions plus circonscrites.
Le premier, centré sur le monde russe, a pour objectif d’étudier le domaine peu exploré de l’oralité que représentent les textes étiologiques, situés au croisement des traditions purement orales et des apocryphes d’origine livresque. Le projet de la rédaction du dictionnaire Dictionnaire de motifs étiologiques chez les Slaves orientaux fait le bilan de recherches menées à la fois dans les archives et les bibliothèques que sur le terrain en Russie, Biélorussie et Ukraine. Le dictionnaire, qui constituera à l’échelle européenne un outil nécessaire pour les études comparatistes, est d’autant plus innovant que le corpus étiologique n’a jamais fait objet d’une étude systématique. Pour la réalisation du projet, Eur’Orbem, s’appuie sur la Convention de Coopération signée en 2016 entre le CNRS et l’Institut d’études slaves de l’Académie des Sciences de Fédération de Russie. Par ailleurs, la recherche se fait en étroite collaboration avec le Centre d’études de la culture, de la langue et de la littérature biélorusses (Minsk), de l’Institut d’ethnographie et de folklore Rylski (Kiev), ainsi que les collègues des Universités de Ekaterinbourg, de Lublin, de Berlin et de Vienne. Le projet a été exposé au IIIe Congrès des folkloristes de la Fédération de Russie (2014) et son avancement sera présenté au XVIe Congrès des slavistes (Belgrade, 2018).
Le second, qui interroge un « transfert culturel d’ouest en est ? », s’intitule « Les cultures du divertissement, circulation des modèles et des pratiques. Une autre histoire européenne, d’Ouest en Est, des Lumières aux Guerres mondiales ». Il a pour but d’évaluer la part qu’a occupée le divertissement dans les cultures d’une Europe moderne et contemporaine. On entend parcourir grâce à une méthodologie interdisciplinaire le spectre sémantique du terme « divertissement » dans toute son ampleur, allant du plan théologique et métaphysique (le divertissement comme inscription dans le monde, contre le Ciel) jusqu’au registre de la futilité et des plaisirs simples de la distraction : entre ces deux extrêmes, une multiplicité de synonymes (diversion, subversion, loisir, oisiveté), une multiplicité de stratégies, de pratiques, et d’institutions sociales.
Xavier Galmiche – Galina Kabakova