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Karol Irzykowski 1944-2014 : Homme des débats, personnalité controverse

par Astrid Mazabraud - publié le

Colloque international

Varsovie, 7-8 novembre 2014
Université de Varsovie, dBUW, salle 308

- Exposition : 27 octobre - 15 novembre 2014
Siège de l’Académie polonaise des sciences au Palais Staszic, Varsovie

- Programme

Conseil scientifique
M. le Professeur Włodzimierz Bolecki, Institut de recherches littéraires, Académie polonaise de sciences
M. le Professeur Xavier Galmiche, EUR’ORBEM
Mme le Professeur Ewa Paczoska, Institut de littérature polonaise, Université de Varsovie

Organisateurs
Mateusz Chmurski (EUR’ORBEM – Université de Lorraine)
Katarzyna Sadkowska (Faculté Artes liberales, Université de Varsovie)
Kinga Siatkowska-Callebat (EUR’ORBEM – Université Paris-Sorbonne)

Karol Irzykowski (1873-1944) fut l’un des plus importants hommes de lettres de la génération 1900 en Pologne. Poète et dramaturge (Wiersze i dramaty [Poésie et théâtre], 1907), il se consacra surtout au domaine de la critique littéraire. Parmi ses principales publications, citons : Fryderyk Hebbel jako poeta konieczności [Friedrich Hebbel, poète de la nécessité] (1907), Czyn i słowo [L’Acte et la parole] (1913), ou encore Walka o treść [Combat pour l’essentiel] (1929). Il fut aussi l’auteur d’un roman intitulé Pałuba [La Chabraque], œuvre pionnière de fiction autoréférentielle dans la littérature polonaise.

À la fois « inconnu » et « célèbre », ce roman est prétendument « sauvé » de « l’oubli » par chaque nouvelle génération de chercheurs qui lui consacre des analyses utilisant toutes sortes d’outils méthodologiques qui, à chaque fois, se révèlent opératoires. L’expansion de la psychanalyse fait de La Chabraque une œuvre qui annonce Freud et Adler ; l’approche autoréférentielle de la littérature trouve dans ce roman le premier exemple du genre ; le grotesque y occupe une place à part, et même le postmodernisme y trouve un terrain propice à la recherche.
Dans de récentes études, Irzykowski apparaît également comme un précurseur incontournable des avant-gardes romanesques polonaises de l’entre-deux-guerres, ce qui le situe dans la lignée de Stanisław Ignacy Witkiewicz, Bruno Schulz et Witold Gombrowicz.
Vide Karol Irzykowski, La Chabraque. Les Rêves de Maria Dunin, édition bilingue d’extraits choisi du roman accompagnée d’un dossier critique, trad. et dir. par Mateusz Chmurski, Patrick Rozborski et Kinga Siatkowska-Callebat, Paris, Institut d’Études slaves, 2013, 302 p.

Le colloque vise à combler plusieurs lacunes dans l’état de la recherche, et notamment à explorer le rôle des écrits intimes d’Irzykowski, la dimension centre-européenne de son œuvre, ainsi qu’à proposer des mises en parallèle comparatistes (avec l’œuvre de Raymond Roussel ou Georg/György Lukács, par exemple). Il réunira des chercheurs polonais, ainsi que des collègues étrangers des universités de Paris-Sorbonne, Grenoble 3, Vienne et Gand. Il s’accompagnera d’une exposition au siège de l’Académie polonaise des sciences.